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22 Jan

4 modes de culture pour mes phalaenopsis

Publié par Gilles G.  - Catégories :  #Orchidees

Petite explication sur mes différents modes de culture des Phalaenopsis:
 
1 La culture en pot:
 
J'essaye toujours, sans la mesure du possible, d'utiliser des pots en plastique transparents. Les raisons sont simples, ça me permet de vérifier l’état des racines, de voir si le substrat est sec ou encore humide, mais surtout cela permet l’activité photosynthétique des racines.
 
Après plusieurs essais sur la composition de mon substrat, j’ai opté pour un mélange qui allie une bonne aération, un bon drainage et une bonne capacité de rétention d’eau que j’adapte en fonction des espèces.
 
Voici les "ingrédients" que j’utilise :
 
  • Ecorces de pin (bien sèches, éviter celles qui sentent "le sous-bois")
  • Billes d’argiles (de marque Leni, achetées en Allemagne, les meilleurs selon mes nombreux essais)
  • Mousse de rembourrage
  • Sphaigne de Nouvelle Zélande hachée

En ce qui concerne les proportions, je n'ai pas de recette magique, c'est un peu du "pifomètre", mais en tous casl'écorce et les billes composent environ les 4/5èmes du mélange. Pour certaines espèces préférant un substrat plus humide comme P.bellina ou P. violacea, je rajoute simplement un peu plus de sphaigne. Ne pas oublier que la mousse de rembourrage, en plus d'aérer le mélange, possède aussi une capacité de rétention d'eau, donc ne pas en mettre trop si on met beaucoup de sphaigne!!

 

2 La technique de la semi-hydroponie:

 

Cette technique, bien décrite sur le site des orchidouxdingues (cf. les liens), permet de cultiver les orchidées dans un substrat uniquement composé de billes d’argiles, dont une partie trempe dans un mélange d’eau et d’engrais.

Les racines vont avoir tendance tout naturellement à plonger dans cette réserve d’eau et donc à se servir en engrais en fonction de leurs besoins.

Ayant la chance d’habiter près de la frontière allemande, je peux entre autre me fournir en bille Léni comme j’en ai déjà parlé un peu plus haut, mais également en pots de la même marque, spécialement conçus pour la culture en semi-hydroponie.

Ces pots sont composés de trois éléments, un pot extérieur, sirte de cache-pot servant de réservoir, un pot intérieur percé permettant aux billes de plonger dans l’eau et un indicateur se logeant dans le pot percé afin de visualiser le niveau d’eau dans le réservoir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En ce qui concerne les billes d'argile, j'en utilise de différents calibres en fonction de la taille des pots (8-16 mm et 4-8 mm).

 

 

 

 

 

 

 

 

Au bout d'un moment on se rend bien compte que les racines apprécient ce mode de culture et le fait d'avoir des racines baignant constamment dans de l'eau.

 

 

 

 

 

 

 

3 Montées sur un support végétal (écorce de liège, cep de vigne…):

 

Cette technique revient à imiter au mieux les conditions naturelles de vie de ces orchidées épiphytes, accrochés dans la nature à divers supports végétaux.

Pour ce faire j’utilise des morceaux d’écorce de liège ou, en fonction de mes envies, des morceaux de ceps de vigne que je récupère non loin de mon lieu de travail.

Pour illustrer ce montage je vais utiliser des photos prises pour le montage d’un Aerangis mooreana, mais le principe est exactement le même pour un phalaenopsis.

Voici une illustration des ustensiles nécessaire à ce montage.

 

 

 

Placer l'orchidée sur le support et récouvrir éventuellement les racines d'un peu de sphaigne afin de garantir une meilleur humidité pour les premières semaines d'adaptation.

 

 

 

Recouvrir le tout de fibres de coco (c'est un choix personnel, on peut très bien faire sans)

 

 

Fixer solidement le tout au support à l'aide de liens découpés dans des bas ou collants en nylon.

 

Et c'est terminé!!

 

Si vous ne disposez pas d'une serre ou d'une ambiance humide, cette technique de culture est assez contraignante car il vous faudra arroser tous les jours, voire même plusieurs fois par jour en été.

 

Voici le résultat obtenu sur un Phalaenopsis parishii 3 mois après son montage sur un bout d'écorce de liège.

 

 

 

4 La culture en laine de roche

 

Cette technique est très bien présentée sur le site Orchidée Fantôme (cf. les liens), je ne reprendrai donc ici que les grandes lignes du passage d'une orchidée dans ce genre de substrat.

 

La laine de roche peut se présenter sous différentes formes, mais pour la culture des orchidées il faut utiliser des petits cubes de 1cm de côté.

 

 Pour faire cette démonstration je vais utiliser un jeune Phalaenopsis bellina que j'ai un peu délaissé dans un pot trop petit pour lui.

Chose très importante, il faut bien nettoyer la plante de toute trâce d'ancien substrat car  avec l'humidité importante, un petit bout d'écorce ou de sphaigne aurait vite fait de pourrir.

Voici la plante une fois débarassée de ses racines mortes et de toute trâce de l'ancien substrat...elle ne se sentait effectivement pas très bien dans son ancien pot, il ne lui reste plus que deux racines!!

 

Revenons en à la laine de roche.

Premièrement pour la manipuler il vaut mieux se munir d'un masque à poussière et de gants, même si personnellemet j'ai laissé tomber le masque à poussière car je n'en manipule jamais des quantités énormes, mais les gants en plastique il vaut mieux y penser.

Il faut avant tout la préparer. En effet, elle contient des poussières de fabrication qu’il est inutile de garder d’autant plus qu’elles sont calcaires.
On verse donc la LDR dans une bassine plastique , on recouvre d’eau du robinet et on verse dans le mélange un acide quelconque jusqu’à ce que le pH de l’ensemble soit de 5,5 environ (nitrique, citrique, chlorhydrique, oxalique...). A partir de là, le processus est un peu long. Il faut que la laine trempe au moins 2/3 jours pour être ‘’déchaulée’’, et il faut vérifier que le pH de l’eau ne remonte pas trop vite (sinon, vous pouvez rajouter un peu d’acide en cours de route).


Au bout de 2/3 jours  si le pH ne monte plus au dessus de 6 – 6,5, c’est prêt !
On vide la première eau de la bassine, puis on rince abondamment avec de l’eau du robinet, de pluie ou osmosée. Dès que l’EC (électro-conductivité) du mélange est à peu près égale à l’EC de l’eau de rinçage, c’est bon, la laine est utilisable, et maintenant elle est inerte.

L'empotage se fait avec la LDR mouillée. On cale donc l'orchidée comme on l'aurait fait avec n'importe quel autre substrat, sans trop tasser les cubes de LDR ce qui permet à l'air de circuler dans le pot.

Comme les plantes vont être alimentées en continu (pareil qu’en semi-hydroculture), l’arrosage se fera systématiquement avec une solution nutritive. On n’arrose pas à l’eau seule à moins d’avoir donné une dose trop importante d’engrais. On mouillera abondamment le pot en laissant le lixiviat s’écouler, de façon à éliminer les résidus de l’arrosage précédent. Dans ces conditions, l’EC et le pH restent voisins de ceux de la solution d’arrosage, et tout se passe au niveau de la composition du sol comme si on avait rempoté dans un substrat tout frais.

Les avantages:

  • La durée de vie de la LDR est de 3 ans minimum, 5 au max. Il est donc inutile de rempoter entre temps sauf pour des questions de croissance de la plante.
  • Les arrosages sont beaucoup plus espacés qu’en écorce, et il y a moins de soucis à se faire si on part en vacances. D’autre part, on court moins le risque de sur-arrosage grâce à l’air qui reste dans le pot.
  • Les orchidées étant nourries et hydratées en continu, leur croissance est plus homogène et elles deviennent bien grassouillettes .

A vous de jouer

 (article basé sur un article du site Orchidée Fantôme )

 

 

 

Commenter cet article

gg68 11/05/2015 08:00

Ce que vous me décrivez est vraisemblablement un Vanda ou un Ascocenda, vendus la plupart du temps racines nues. La plupart des orchidées du commerce vivent "naturellement" sans substrat si ce sont des épiphytes, comme par exemple les plus vendues, les phalaenopsis.
Vous pouvez mettre la votre en pot avec des grosses écorces, ou alors continuer de la cultiver comme ça, mais il faudra penser à bien baigner les racines 1 fois par jour les beaux jours, au minimum, et un peu moins en hiver. Pensez à rajouter de l'engrais à votre eau de "bain" une fois sur deux.
Une fois le bain effectuée (uniquement les racines), pendant une quinzaine de minutes, bien laisser égoutter et veiller à ce que de l'eau ne stagne pas au fond du vase (pot) en contact avec les racines.

vercauteren 10/05/2015 20:28

Bjr j'ai achete une orchidee qui vie apparemment sans substrat elle est penduedans un pot sans substrat comment dois je m'en occuper correctement je veux la garder longtemps dois je la fixer a une ecorce? Aidez a faire plaisir a ce petit bout de vie....

Orchidées 29/01/2013 07:38


Très bel article! Est-ce que toutes ces étapes sont obligatoires. Surtout avec les billes d'argiles.

Gilles G. 29/01/2013 16:20



Bonjour


Ce ne sont que des exemples de culture et non des étapes successives, la culture en bille, ou semi-hydroponie, n'en est qu'une parmi d'autres!!



cecile 15/06/2011 00:12



Bonsoir,


un article très interressant, je n'aurai jamais osé utiliser uniquement de la laine de roche comme substrat.


Bonne culture



sophie77 26/06/2010 02:00



super interressant !! j'aime beaucoup ton blog!! j'aurais juste une tite question pour l'hydroculture , tu mets quoi comme engrais mélangé a l'eau  ??


merci de ta réponse   bizzz    sophie77



Gilles G. 26/06/2010 06:34



Bonjou SOphie.


 


Je n'uilise qu'un seul engrais, qu'importe le mode de culture car l'engrais doit être surtout adapté à l'eau que l'on emploie. Dans mon cas j'utilise de l'eau de pluie et il me fallait donc un
engrais non acidifiant, j'ai choisi Orchid Focus Grow!!


Gilles



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